Gérald Genty

HIPPOPOTAME, drôle de nom pour un animal. Et pourquoi deux POPO, pourquoi pas HIPOTATAME ? HIHIPOTAME?

HIPPOPOPOPOPOPOPOPOPOPOPOTAME, drôle de nom pour un album. Remarquez, le disque est plutôt étrange : 38 titres allant de 7 secondes à 2 minutes maxi, 38 fulgurances pour des chansons (super)soniques, 38 courtes pièces chorégraphiées à 3 voix, un ténor et 2 petits castrats, sous l’oeil énigmatique d’un Berlioz étêté pour l’occasion sur une pochette façon Deutsch Grammophon. On voit le scotch, les ficelles? Pas grave vous répondra le «bricol(aut)eur».

Hippopopopopopopopopopopotame est le cin- quième album studio de Gérald Genty. Ce n’est pas le disque qu’il prévoyait initialement de sortir. Au départ, cela devait être un album sur le thème de la mort, sombre et ténébreux mais son deuxième fils de 2 ans et demi n’arrêtant pas de tambouriner à la porte du studio (située pourtant à plus de 38 mètres de la maison, avec plein de pièges entre), il eut fallu être froid comme le granit pour le laisser dehors.

Mais comment faire un disque avec deux enfants redoutablement vivants et incontrôlables dans les pattes? Tout d’abord, faire le deuil de la mort puis retrouver l’enfance, la (re)découverte des mots, les approximations du langage et plonger le tout dans des histoires «à pas vouloir aller au lit même s’il y a école demain».

Muets devant le gros micro du studio, les enfants ont été captés le soir, avant de dormir, sous la me- nace (si tu dis pas ce que Papa te demande dans le micro du téléphone, Papa éteint la lumière et y’aura pas d’histoire, et méfie toi, j’ai l’impression qu’y a une bête sous ton lit...).

Il en résulte un étrange voyage inter-gars-lactés permettant de retrouver cette part d’enfance qui

chuchotte en chacun de nous. Un disque avec des enfants certes, mais pas forcément pour, encore moins contre... (hein ?).

En s’attelant aux paroles, à la musique, aux arran- gements, aux instruments, à la pochette, au livret, en enregistrant le tout chez lui et en écrivant cette biographie, Gérald Genty est allé au bout d’un projet aussi sensible et singulier qu’un hippopo- popopopopopopopopotame puisse l’être, et on en croise pas si souvent que cela dans le paysage musical.

Quant au pourquoi du titre à rallonge, il vous sera révélé dans l’ultime et plus longue chanson de l’al- bum «trop d’urée». Ça ne s’invente pas...

24Mar2017

Hippopopopopopopopopopopotame

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